Après presque une décennie, de cours de Pilates, Judith Richie, 35 ans, a décidé que l’heure était arrivée d’ajouter quelque chose de nouveau à sa routine de « swan dives, jack knives et corksrews. »
Elle s’est ainsi inscrite pour une session estivale dans un camp d’entraînement para militaire appelé « boot camp » outre-atlantique.
« Je voulais juste essayer quelque chose de différent, explique-t-elle. Ce sont deux façons complètement opposées de s’entraîner. »
Si elle continue à pratiquer l’une et l’autre discipline, Pilates et « boot camp », il n’en va pas de même pour beaucoup d’autres pratiquants qui font un choix unique et délaissent l’une ou l’autre de ces activités ; le plus souvent le Pilates….

Entraînement façon "Boot Camp"
Le Pilates est en déclin.
Au Canada, le nombre de cours diminue. Selon les entraîneurs, le Pilates est souvent trop cher et prend trop de temps. Les clients sont de plus en plus pour les méthodes proche du camp para militaire pour un résultat plus rapide, ou ils recherchent des formes d’exercices plus amusantes, comme le ZUMA.
Les plus jeunes veulent absolument quelque chose de plus dur, des résultats plus rapidement et ils aiment l’ambiance du camp para militaire, raconte la directrice de la société « Extreme Fitness » à Toronto.
Elle raconte : « Quand le Pilates est devenu tendance il y a environ 5 ans, nous donnions 5 cours par semaine. Aujourd’hui, nous n’en donnons plus qu’un. »
Depuis 2007, le collège américain de la médecine du sport a sondé les professionnels du fitness à travers le monde, cette étude a dégagé le top 10 des pratiques les plus exercées.
Le Pilates est apparu 7e sur la liste début 2008. Descendu de deux rangs en 2010, il n’apparaît plus dans les statistiques prévisionnelles de 2011.

L'étude sur les tendances de fitness 2011
Le docteur Thompson, professeur de kinésiologie à l’université de Géorgie et auteur de ce sondage analyse que le Pilates a profité d’un phénomène d’engouement fulgurant mais le coût exorbitant de l’appareillage supporté par les professeurs et reporté sur les clients dissuadent de plus en plus ces derniers.
De plus en plus de clients ne veulent plus travailler pendant des mois pour maîtriser la technique Pilates que sont la respiration, le centre ou encore le « flow », ils veulent simplement aller dans une salle de fitness et s’épuiser sans se préoccuper des techniques de respiration.
Mme Hagan prévient : « le Pilates vous apprend la conscience de votre corps, ça n’est pas un apprentissage facile ; il est donc nécessaire de faire marcher sa tête, plus même que dans l’apprentissage du yoga.
Pour beaucoup, cette philosophie n’entre pas en ligne de compte dans leur pratique sportive, aller dans une salle de sport, atteindre un résultat physiquement visible au plus vite leur suffit.
Selon Sammie Kennedy, fondatrice du « Booty Camp Fitness » au Canada, c’est cette envie de simplicité qui explique qui explique largement la popularité de ces camps para militaire.
Elle explique : « l’interêt du boot camp c’est que c’est toujours différent. On ne fait jamais deux fois la même chose et les résultats sont visibles très rapidement. »
Pour endiguer de manque d’intérêt croissant pour le Pilates, de plus en plus de formules hybrides voient le jour. Un mélange de Pilates et d’autres formes d’exercices, ces cours fusionnent le pilâtes avec le yoga, le taï- chi et même le vélo, cette dernière discipline s’appelant le « cyclâtes ».